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Les aides pour lutter contre la précarité énergétiques : quelques éléments d’analyse

par Ilhame Radid

05 12, 2015 | dans Expertise, Politiques publiques | 0 Commentaires

Les situations d’exclusion à l’égard du logement touchent des catégories de personnes très variées et il existe donc une grande diversité des situations : salariés, bénéficiaires du RSA, allocataires de l’AAH…
Les personnes présentent des difficultés au caractère multidimensionnel que ce soit dans le domaine familial, économique, sanitaire, professionnel ou social.

LE PUBLIC DE L’ASLL
Majoritairement se sont des familles monoparentales (40%) et des personnes isolées (37%). Toutes les tranches d’âge songrande diversité des situations : salariés, bénéficiaires du RSA, allocataires de l’AAH…
Les personnes présentent des difficultés au caractère multidimensionnel que ce soit dans le domaine familial, économique, sanitaire, professionnel ou social.

47% des personnes accompagnées connaissent d’importants problèmes de santé.
Nombreuses sont les personnes souffrant de problèmes psychologiques liés à des parcours de vie jalonnés de ruptures et de difficultés familiales survenues dès l’enfance. Nous avons pu également constater que de nombreuses personnes souffrent également d’isolement, d’importants phénomènes de dévalorisation, de psychopathologies importantes. Chaque travailleur social prend donc en compte la globalité de la situation.

Afin de faciliter l’atteinte des divers objectifs, l’accompagnement social vise à redynamiser les personnes démobilisées par les échecs, à les revaloriser par la prise de conscience de leurs possibilités et à les rendre acteurs de leur projet d’insertion.

LES LIMITES DES DISPOSITIFS

Le bail glissant qui est une bonne idée n’existe pas dans tous les départements.
C’est un outil pédagogique (essai, erreur, apprentissage,…) Le logement est alors un outil d’insertion plus qu’une finalité.

De nombreuses associations à travers la France ferment leurs portes les unes après les autres. Il s’avère que gérer des appartements en bail glissant ne peut pas s’improviser au seul sens « social » du terme. Il ne s’agit pas uniquement de loger des ménages en difficulté mais bien d’être dans une logique de « bailleur ». Cette précision est de taille et suppose une administration comptable de l’action socio-éducative.
Le ménage doit s’inscrire dans un processus de paiement du loyer intégral, déduction faite de l’A.P.L. ou de l’A.L.

L’action de l’association-bailleur doit être la même que n’importe quel bailleur social ou privé. La dimension du bail glissant repose sur une action légitime en droit. Il est nécessaire de faire référence au droit le plus rapidement possible auprès du ménage car l’association assumera sur ses fonds propres les arriérés de loyers des personnes qui bénéficient d’un contrat de sous-location.

L’accès à un logement n’est pas l’unique problématique rencontrée par les ménages accompagnés ; surendettement, santé, emploi, conflits familiaux, sont autant de sujets à travailler. La présence régulière au domicile des travailleurs sociaux de l’APIL 92, permet aux ménages d’exprimer leurs problématiques. Ainsi afin de permettre dans les meilleures conditions aux familles et aux bailleurs de pouvoir sereinement envisager l’avenir, l’association s’attache à proposer un accompagnement approfondi, sans pour autant se substituer aux dispositifs existants.
La mission s’inscrit dans une obligation de moyens, de conseils, de transmissions d’informations, de prévention en recherchant une complète adhésion des ménages.
Et non pas une obligation de résultats…

LES MASP
Une nouveauté est arrivée dans le domaine social : les Mesures d’Accompagnement Social Personnalisé. Elles peuvent prendre le pas sur le bail glissant.
Coûteraient moins cher car il n’y aurait pas toute l’intermédiation locative à financer avec ses risques… Il y a divers niveaux dans les MASP…

LES ECHECS DE PRISE EN CHARGE

Les Baux Glissant Non Aboutit sont un exemple des limites du système.
Ne voulant pas expulser ou mettre fin aux prises en charge, on se retrouve avec des ménages qui sont accompagner depuis 15 ans et qui n’ont pas encore acquis ou qui ont perdu les prérequis pour accéder au logement de manière autonome… Quel est le sens ?
En même temps comment concilier la fonction d’accompagnant et de bailleur ?

Comment construire une posture qui réunit plusieurs casquettes, celle d’enquêteur, d’encaisseur, de travailleur social.

La problématique du logement est la colonne vertébrale de l’accompagnement social. Sans un toit sécurisant sur la tête, difficile de se consacrer à une recherche d’emploi ou d’offrir des conditions correctes d’existence et d’épanouissement à ses enfants.
La solution du bail glissant est une pente intéressante à creuser. Les résultats sont assez élogieux car les personnes qui ont bénéficié d’une mesure d’accompagnement social lié au logement ne créent pas d’impayés par la suite.

L’activité d’insertion par le logement apporte quelques grains de semoule dans la grande marmite… mais le logement demeure un problème politique primordial.

Trois millions et demi de mal-logés ?
Au plus de 100.000 personnes qui vivent « dans la rue » ou passent de foyers en chambres d’hôtel.

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